La légitimité de Jean Sarkozy (ou d’un autre)

Beaucoup de voix se sont élevées pour défendre la légitimité de Jean Sarkozy pour diriger l’EPAD au prétexte qu’il ai été élu. On peut prétendre, comme certains, qu’une chèvre UMP pourrait remporter élection à Neully, mais cela est tout autant vrai dans de nombreux villes de gauche et de droite. Et bien que tout autre personne étiquetée UMP aurait pu remporte élection, Jean Sarkozy a reçu la légitimité électoral à représenter les habitants de Neuilly au conseil général des Hauts-de-Seine, cela ne fait aucun doute. On peut, certes, se demander si il aurait eu l’investiture avec un père différent, par la même, on peut s’offusquer du système clanique, presque monarchique, mis en place par le président.
Mais, il est impossible de contester la légitimité d’un élu à faire ce pourquoi il a été élu, quelque soit la difficulté de son élection, de laquelle il obtient toute légitimité à se présenter, au même titre que ses pairs, à des postes habituellement occupés par des conseillers généraux. Président de groupe, administrateur de l’EPAD et pourquoi pas président de son conseil d’administration.
Pourtant l’arrivée de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD me choque, mais à la réflexion, j’aurais du être choque par le choix de tous ses prédécesseurs. Du haut de ses 65 ans, Patrick Devedjan a prouvé sa valeur et ses compétences, mais est-il pour autant légitime ?
Finalement, qu’est-ce que l’EPAD ? Que se cache-t’il derrière l’Établissement Pour l’Aménagement de la Défense ? Il s’agit d’un organisme fondée il y a 50 ans pour permettre le développement d’un quartier d’affaires. Sa mission étant de planifier l’urbanisation, de gérer les infrastructures de transport et assure la vente de droit à construire. Des missions qui sont généralement du ressort des municipalités, mais compte tenu que la Défense s’étale sur trois villes, on comprend aisément la nécessite d’une structure intercommunale.
Quel est donc la légitimité de Patrick Devedjan élu à Antony ou celle de Jean Sarkozy élu de Neuilly, pour diriger un établissement qui a tant d’influence sur les habitants de villes voisines, habitants qui n’ont eu pas eu leur mot à dire dans leur élection. Le fond du problème n’est donc pas tant de savoir si Jean Sarkozy a bénéficié d’un coup de pouces présidentiel, ou si népotisme il y a, mais de comment le contrôle d’un acteur si important dans les décisions de la vie locale est donné à des personnes qui n’ont, à aucun moment, été choisi par les usagers de la Défense.
C’est donc, non pas contre le choix de Jean Sarkozy qu’il faut s’élever mais contre le détournement des prérogatives municipales par une entité administrative. Et il est donc nécessaire de se poser la question d’une réforme de la gouvernance de l’EPAD.
Plusieurs possibilités pour une gouvernance démocratique et légitime de la Défense, il est possible de suivre la proposition de Patrick Jarry, maire PCF de Nanterre, d’une présidence alternée entre les maires des trois communes. Peut être faudrait il aussi envisager de renforcer la présence des élus de Courbevoie, Puteaux et Nanterre, au dépens des représentants des ministères. Mais n’oublions pas aussi l’absence de représentants des personnes travaillant à la Défense, il serait légitime d’envisager qu’ils élisent des représentants à ce conseil d’administration.
Le président d’un tel conseil d’administration aura une vrai légitimité, qu’aucun n’autre n’a eu jusqu’à présent.

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